Biographie - les toiles de Milou

Aller au contenu

Menu principal :

L'artiste
Biographie   

J’ai 12 ans lorsque la professeur d’histoire explique à ma mère   la désagréable manie que j’ai tout le temps de crayonner pendant son cours. Le deal est vite conclu :   des cours du soir aux beaux arts de Saint Etienne contre la promesse de cesser « mes gribouillages » intempestifs. Mineure alors, je réalise mes premiers nus, natures mortes et paysages aquarellés. J’intègre la technique et ses classiques. La directrice n’est pas au courant, je suis une élève clandestine, j’ai pour consigne de passer sous la table si celle-ci se manifeste. Voilà pour la petite histoire! Après c’est la suite logique, un bac, une école de commerce. Rien à voir avec le commencement. Une entrée dans la vie active à 20 ans, quelques contrats de travail rébarbatifs... Je vis avec Sharp puis  Xerox   l’arrivée de la photocopie couleur ainsi que celle du numérique connecté ! J’ai pris l’habitude de me décrire comme une fille en TIC : connectique, informatique, numérique ….
Un mariage mort né en 1998. Une création de  société de mécanique générale, des grosses bagarres avec les dossiers ACCRE, ARDAB, les toutes relatives subventions du conseil général de Bourgogne et la chambre de la métallurgie pour pouvoir acheter les machines à commandes numériques nécessaire à la production. C'est là, que je comprends que je n'aime pas les banques. Nous travaillons pour le ferroviaire, l’aérospatial et bien d’autres moyens-grands ! L odeur de la gouache est bien loin, celle de l’huile de coupe très présente ! Les métallos ne sont pas sympas ! L’acier est dur, lourd et froid, il blesse les mains. Je ne connais pas grand-chose à la visserie. J’apprends … En 6 ans, un bâtiment industriel sort de terre, je mets en place divers modules de qualité et traçabilité, je crée une cellule indépendante d’audit aux bureaux d’étude , je mets au monde ma fille, je donne des cours à la chambre de commerce de Saône et Loire. Je suis une fille de terrain fidèle à son efficacité, une mère-louve, une épouse organisée qui avance avec le sentiment de se tromper  de vie. J'évolue malgré moi vers le statut de « femme de ». Je me remets à peindre, à la veillée et les Week end, juste comme ça, sur des meubles, ça me délasse et mon intérieur devient beau ! Puis stop ! Je sature, j’ai l’impression que le moule ou j’ai grandi devient trop petit, que les bords se rapprochent et que « ma pâte » ne peut pas lever convenablement. Je m'ennuie, je n’ai plus rien à me prouver, je voudrais juste me retrouver ! Je prends ma fille alors âgée de trois ans et mes pinceaux, je laisse les belles voitures au garage et je charge le vieux trafic de mes quelques créations intérieures. Et je pars en laissant tout. En Août 2004 j’ouvre une boutique de décoration intérieure et de relooking, je vends mes meubles il faut manger et payer le loyer, ça plaît je vends ! Je me rachète des vrais pinceaux, qui glissent bien, un peu chers mais ils glissent bien, quelques toiles, de l’acrylique et c’est reparti, me revoilà toute rafistolée mais bien debout avec la cohérence en plus ! Des gens achètent ma peinture, je suis heureuse ! Je ne me suis pas ennuyée, je n’ai rien à regretter, j’ai appris à payer le prix sans m’abîmer !


 
Retourner au contenu | Retourner au menu